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Une parisienne en Bavière

Une parisienne en Bavière

Le schnitt.jpg

Tu aimes la bière ? Alors cours en Allemagne, en Bavière, chez les maîtres en la matière.

Entre dans une brasserie, et abreuve ton votre gosier bien entrainé de Weissbier, de Helles ou de Dunkel, respectivement, et dans l’ordre de mes préférences : la bière blanche, blonde ou brune.

Et ceci doit rester une exception, car dans la vraie vie il faut bien-sûr préférer les blondes.

Tu es "confortablement" assis sur un banc en tronc d’arbre fendu, tu commanderes modestement un Schnitt (littéralement un demi) car tu es raisonnable, et tu n'as pas envie de finir ventripotente comme la belle serveuse.

Mais pour ton plus grand plaisir, le Schnitt n’est rien d’autre qu’un vrai demi litre, soit une pinte. Santé !

Après ton litron, tu auras certainement une légère fringale, et tu opteras pour une petite goulache de rien du tout (erreur) alors que ton +1 choisira un Schweinshaxe, le bon vieux jarret.

Quelques bretzels et ta potée avalés, un peu ballonné, tu ne pourras résister au deuxième Schnitt de Dunkel, offert par le beau bavarois culotté de peau de bête et chapeauté d’une plume, qui te fait de l’œil au fond de la taverne.

Ton +1 danse depuis longtemps sur la table d’à côté.

Ainsi tu rejoindras le beau Bartholomäus (de son prénom)  au fond de la sombre taverne, et tu briseras volontiers la glace germanique.

Pense à remercier ton acerbe prof d’allemand de 3ème, grâce à qui tu peux aujourd’hui baragouiner avec Bartholomäus.

Et hop, un troisième Schnitt, tout petit-petit, à côté de Bartholomäus qui boit la bière dans une mass, un verre d’un litre...

Mais lui a l’habitude, et si tu ne veux pas commencer à rivaliser avec le concours de rots  auquel s’adonnent corps et âme tes voisins de table (imagine une seule seconde si tes copines parisiennes te voyaient… pauvresse), il va falloir penser à quitter ce lieu.

Accorde-toi un dernier Schnitt le temps de dire au revoir à Bartholomäus, et surtout, tu allais oublier, récupère ton homme.

A ce stade, s’il n’est pas encore venu haranguer virilement Bartholomäus avec qui tu as passé les deux dernières heures, c’est qu’il est probablement en train de fusionner avec l’immense cuve en cuivre, où fermente la bière.

  Bartholomäus

Ein Prosit, ein Prosit! Der Gemütlichkeit...