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Le Beaujolais Nouveau : demain, j’arrête

Le Beaujolais Nouveau : demain, j’arrête

C’était hier !

Donc pour le millésime 2011 c’est encore raté, on n’y a pas coupé. Mais pensons à l’avenir, à l’année prochaine par exemple, où l’on se retrouvera  immanquablement, et contre notre gré comme d’habitude, à une soirée Beaujolais Nouveau face à un viticulteur déterminé à vous abreuver.

Voici les dix meilleures formules à prononcer pour refuser poliment un verre de ce vin qui ne nous réussit pas, admettons-le.

 

1/ « J’arrête la gueule de bois en 2012, c’est mon choix, ma bataille, et je l’assume »

 Ca fait 10 ans (au moins) que l’on se coltine des réveils effroyables le lendemain du 3ème jeudi de novembre, ce qui nous a donc amenés à prendre cette décision courageuse. Mais attention, ça veut dire qu’on arrête aussi la vodka et la Kronenbourg. Y réfléchir à deux fois avant de se lancer.


2/ « Je vote Montebourg et le Beaujolais Nouveau, c’est tellement mondialisation… »

Nous refusons les combines marketing destinées aux Russes et aux Chinois, et nous le valons bien. Sauf que le bel Arnaud n’étant plus dans la course, soit on assume de voter Mélenchon, soit on n’est plus crédible.

 

3/ « Non merci, ce vin est  mauvais »

Cette formule fonctionne uniquement si l’on se trouve dans un cercle de très bons amis qui savent qu’au fond, on n’est pas vraiment snob. A éviter absolument, en revanche, face un à vigneron du cru.

 

4/ « Je suis enceinte »

Admettons les limites de cet argument, purement sexiste, et surtout si en plus on ment. Il faudra alors anticiper la rencontre en N+1 avec le vigneron éconduit, qui nous demandera une photo du mouflet.


5/ « Désolée, mais je n’aime pas la framboise chimique »

Ça peut passer, à condition de bien se renseigner d’une année sur l’autre sur le fruit à citer : banane, fraise, cerise ou coquelicot des bois. Pour être définitivement tranquille, on ajoute benoitement qu’en matière de fruit artificiel, on ne supporte que le goût du gloss Chanel.


6/ J’apporte une photo de la soirée Beaujolais de l’année dernière où j’ai vomi

Comment ça ce n’est pas moi, couchée sous l’essuie-main du lavabo, vous ne m’en croyez pas capable?


7/ Je demande à Claude Evin d’être mon chevalier pour un soir

L’instigateur de la loi éponyme qui a exterminé en 1991 la publicité et les actions marketing en faveur des boissons alcoolisées saura certainement trouver les arguments ad hoc pour calmer les ardeurs d’un vigneron un peu trop poussif.

 

8/ Je me la joue BYO (Bring your own)

Ça fait longtemps que nos amis British ont arrêté de boire du mauvais vin acheté à prix d’or : en soirée ou au restaurant, ils amenèrent leur propre bouteille!

On ramène donc un Beaujolais, ça oui, mais un bon. Soit on se la joue primeur car on est bon public (par exemple le « New Born » de Miss Vicky Wine), soit on ramène son Moulin à Vent préféré qui a eu le temps de vieillir un peu. Ben quoi, c’est du Beaujolais aussi, non ?

byo.jpg


9/ "Sorry, ce soir je regarde The Good Wife sur M6"

Ok, c’est une excuse pas chère. N’empêche que si on était moins souvent fourré dans les bars, on boirait moins de vin que l’on n’aime pas.

pentouffle.jpg

10/ Eh zut, je capitule : je boirai du Beaujolais Nouveau en 2012 comme tous les ans.

En effet, la probabilité que nous buvions, une fois de plus, une lampée de Beaujolais Nouveau en 2012 est, de loin, l’option la plus plausible. Alors une seule solution : buvons moins, et mieux !