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Recherche JF du vin de l’année

Recherche JF du vin de l’année

 

Chinoise, 35 ans, belle et surtout talentueuse, voici le profil de LA femme du vin en 2011, si l’on en croit le très sérieux magazine l’Amateur de Vins & Spiritueux qui organise tous les deux ans les Wine Women Awards.

 Ça, c’est pour la catégorie professionnelle.

Pour les amatrices, LA femme du vin 2011 est roumaine, connaisseuse bien sûr mais pas technicienne, et incroyablement ouverte à la rencontre et au partage, malgré la barrière de la langue.

Chapeau bas à ces femmes hors du commun, qui ont réussi le double exploit de gagner un concours prestigieux, dans un pays où la langue n’est pas la leur, et où la culture du vin est considérée comme le monopole des autochtones.

 

Deux étrangères lauréates, voilà une belle image de la France des vins au féminin!

Et pour comprendre comment on a pu en arriver là, j’ai de nouveau décidé de donner de ma personne, avec toute la dévotion qui me caractérise, afin de tester ce concours de l’intérieur.

 

Objectif : comprendre en quoi consiste ce curieux concours du vin où les Françaises ne gagnent pas.

 

Hypothèse n°1 : les jurys sont vendus aux pays concurrents.

 

Mais c’est bien-sûr ! Qu’est-ce qui caractérise un concours fumeux d’un concours sérieux ? c’est la qualité du jury. Ainsi je vous avoue ma frayeur lorsque j’ai rencontré le jury qui nous auditionnerait.

Que du lourd : le journaliste que l’on ne présente plus David Cobbold, l’œnologue Myriam Huet, Olivier Thiénot, le directeur et fondateur de l’Ecole du Vin de Paris et Jean-Luc Jamrozik, tout simplement président de l’Association des Sommeliers de Paris.

Ma première pensée fut de réaliser qu’en 15 minutes d’épreuve, j’allais me griller devant la crème de la profession, ce qui est ennuyeux lorsque l’on a 30 ans, et tout à construire.

Malgré tout, je dois bien avouer, même avec toute la mauvaise foi du monde, que ce jury a fait preuve d’une gentillesse inouïe, et qu’avec seulement un étranger sur cinq en son sein (soit-il British, ce qui compte double certes), nul ne peut sérieusement les taxer de Francophobie…

 

Hypothèse n°2 : les femmes sont nulles en vin.

 

Depuis le temps qu’on vous répète que le vin est une histoire d’homme, pourquoi insister ?

Mais Suzanne Méthé, rédactrice en chef de l’Amateur et fondatrice de ce concours, n’accepterait jamais un tel postulat. Suzanne est une gardienne de la condition féminine dans le monde du vin, et fait partie des ces personnalités furieusement compétentes et pour autant simples, qui vous mettent à l’aise de suite. N’est-ce pas cela la vraie intelligence ?

Ainsi, rien que parce que Suzanne existe en ce monde, l’hypothèse n°2 ne tient pas la route.

 

Hypothèse n°3 : les Français(e)s font les malines, mais ne s’y connaissent pas tant que cela.

 

Il faut bien admettre que le niveau des finalistes étrangères était haut. Dans la catégorie professionnelle, la lauréate shanghaïenne, Mei, esquisse une carrière brillante tant sa technique est pointue et ses connaissances vastes.

Puis Marie-Josée et Katerina, sommelière et œnologue venues respectivement du Québec et de Grèce, démontrent une connaissance solide des vins du monde.

Et enfin, ma compatriote Marie-Dominique, professionnelle reconnue, avec qui je partage malheureusement la triste responsabilité de la loose française dans ce concours…

 

 Alors, qu’est-ce qui fait la différence ?

 

Pour avoir eu la chance de rencontrer toutes ces « concurrentes » 2011, plutôt copines d’ailleurs, il m’a semblé percevoir que le plaisir était la dimension en plus.

En effet la grande gagnante a su conjuguer connaissance et plaisir, et c’est là où tout se joue dans ce concours, qui récompense  finalement des femmes qui aiment le vin, tout simplement.

 

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Les Women finalistes 2011